Jour 17
La défense plaide l'acquittement
Les avocats de Cédric Jubillar contestent méthodiquement les éléments à charge retenus par l'accusation. Ils dénoncent une enquête orientée dès l'origine contre le mari de Delphine Jubillar et demandent aux jurés de prononcer un acquittement au bénéfice du doute.
Intervenants
- Me Emmanuelle Franck
- Me Alexandre Martin
- Cédric Jubillar
Temps forts
- Début des plaidoiries de la défense avec Me Emmanuelle Franck, qui démonte méthodiquement les principaux éléments retenus par l'accusation.
- Long développement sur le déverrouillage du téléphone de Delphine à 6h52, présenté comme incompatible avec la thèse de l'accusation.
- Remise en cause des expertises relatives aux lunettes cassées, au sens de stationnement du véhicule et à la condensation observée dans la voiture.
- Critiques répétées contre l'enquête des gendarmes, accusée d'avoir privilégié très tôt la piste du mari au détriment d'autres hypothèses.
- Me Franck évoque plusieurs pistes alternatives insuffisamment explorées selon elle, notamment certains individus fichés au FIJAIS et d'autres signalements.
- Fin de plaidoirie particulièrement émouvante de Me Franck, qui rappelle avoir défendu Cédric Jubillar durant plus de quatre ans.
- L'après-midi, Me Alexandre Martin prend le relais et développe une défense centrée sur la personnalité et le parcours de vie de l'accusé.
- La défense conclut en demandant l'acquittement de Cédric Jubillar, estimant que les preuves sont insuffisantes pour une condamnation.
Points marquants
- Me Franck affirme que le dossier ne contient ni scène de crime, ni corps, ni trace de sang, ni élément matériel permettant de reconstituer avec certitude un homicide.
- La défense soutient que le déverrouillage du téléphone de Delphine à 6h52 constitue un élément majeur de doute puisque Cédric Jubillar se trouve alors avec les gendarmes.
- Les expertises sur les lunettes cassées, la buée dans le véhicule et le sens de stationnement sont qualifiées de fragiles ou contestables par les avocats de la défense.
- Me Franck accuse les enquêteurs d'avoir construit une enquête à charge dès les premiers jours en considérant que le mari était nécessairement le coupable.
- Plusieurs pistes alternatives sont présentées comme insuffisamment exploitées : l'amant, certains individus fichés au FIJAIS, des témoins ou encore des personnes ayant tenu des propos troublants après la disparition.
- Me Alexandre Martin décrit un accusé détruit par quatre ans et demi de détention provisoire et insiste sur l'absence d'antécédents de violences envers Delphine.
- La défense rejette totalement la théorie du crime passionnel et affirme que rien dans le dossier ne démontre une montée de violence susceptible d'aboutir à un meurtre.
- En conclusion, les deux avocats soutiennent que le doute demeure sur les circonstances, le lieu, le moment et même l'existence du crime reproché, et demandent aux jurés d'acquitter Cédric Jubillar.

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