Contexte
La « Zone F » est devenue l'un des éléments techniques les plus discutés de l'affaire Delphine Jubillar. Elle ne désigne pas un lieu précis, mais une zone de couverture du réseau mobile dans laquelle le téléphone attribué à Delphine est resté localisé durant la nuit du 15 au 16 décembre 2020.
Cet élément a occupé une place importante au procès, car il permet d'étudier les déplacements du téléphone sans pour autant fournir une localisation GPS précise.

Les constatations
- Le téléphone est resté connecté à la même zone de couverture durant toute la période étudiée.
- Aucun changement significatif de cellule (handover) n'a été observé.
- Les déverrouillages enregistrés au cours de la nuit ont tous eu lieu dans cette même zone.
- À 7 h 48, le téléphone cesse d'émettre sans présenter de signe de destruction brutale.
- Une connexion isolée vers un relais situé à environ 26 kilomètres a été jugée non significative par les experts.
👨⚖️ Ce que disent les experts
Les experts expliquent que si le téléphone s'était déplacé de manière importante dans le secteur, il aurait normalement déclenché d'autres événements réseau.
Ils considèrent donc que les données sont compatibles avec un téléphone demeuré dans un périmètre relativement limité durant la nuit.
Ils rappellent également que les événements réseau permettent de suivre l'activité d'un téléphone même en l'absence d'appels ou de SMS.
⚖️ Les limites
- La Zone F ne correspond pas à une localisation GPS.
- Elle ne permet pas de connaître la position exacte du téléphone.
- Elle ne permet pas d'identifier la personne qui utilisait l'appareil.
- Elle n'exclut pas de petits déplacements à l'intérieur de cette même zone.
💬 Pourquoi le débat existe
Pour l'accusation, le maintien du téléphone dans la Zone F est compatible avec l'hypothèse selon laquelle Delphine Jubillar ne serait jamais sortie vivante de la propriété.
La défense rappelle au contraire que cette zone couvre une surface importante et que la téléphonie mobile ne permet ni de localiser un téléphone avec précision, ni d'identifier son utilisateur.
Les débats ont donc porté moins sur les données techniques elles-mêmes que sur leur interprétation.
✅ À retenir
La Zone F constitue un élément technique majeur du dossier, mais elle ne démontre ni la culpabilité ni l'innocence de quiconque.
Elle établit que le téléphone est resté dans une même zone de couverture pendant la nuit du 15 au 16 décembre 2020, sans permettre de déterminer précisément où il se trouvait ni qui le manipulait.
📚 Sources
- Rapport d'expertise sur les événements réseau.
- Audience consacrée aux experts en téléphonie devant la cour d'assises.
- Documents de travail de La Voix des Faits.

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